la loi de cause et d'effet, ou de causalité éthique. Il y a le karma du mérite et le karma du démérite. Karma ne punit ni ne récompense, c'est simplement l'unique Loi Universelle qui guide sans erreur et, pour ainsi dire, d'une façon aveugle, toutes les autres lois qui sont productrices de certains effets en suivant les programmes invariables répondant aux types de causalités auxquelles elles sont adaptées.
Quand le bouddhisme enseigne que "karma est le noyau moral (d'un être quelconque) qui seul survit à la mort et persiste dans la transmigration", ou la réincarnation, il signifie simplement que rien ne demeure de chaque personnalité si ce n'est les causes qu'elle a produites - causes qui ne meurent pas, autrement dit, qui ne peuvent être éliminées de l'Univers avant d'être remplacées par leurs effets légitimes et, pour ainsi dire, effacées par ces effets. Et ces causes, à moins d'être compensées pendant la vie de la personne qui les a produites, par des effets adéquats, suivront l'Ego [l'individualité permanente] dans sa réincarnation et l'atteindront dans ses renaissances successives, jusqu'à ce que soit pleinement rétablie une complète harmonie entre causes et effets.
Nous considérons karma comme la Loi Ultime de l'Univers, la source, l'origine et le fondement de toutes les autres lois qui sont à l'oeuvre partout dans la Nature. Karma est la loi infaillible qui adapte l'effet à la cause, sur les plans physique, mental et spirituel de l'être.Karma est cette loi invisible et inconnue qui ajuste, avec sagesse, intelligence et équité, chaque effet à sa cause, en reliant celle-ci à l'agent qui l'a produite. Karma n'agit pas constamment de telle ou telle façon particulière, mais il agit toujours de manière à rétablir l'Harmonie et à conserver l'Équilibre en vertu desquels l'Univers existe.
Un occultiste, ou un philosophe, ne parle ni de la
bonté ni de la cruauté de la Providence, mais, en
l'identifiant à karma-Némésis, il enseigne
qu'elle garde les hommes de bien et les protège, dans cette
vie comme dans les vies futures, de même qu'elle punit le
méchant, fût-ce jusqu'à sa septième
renaissance - c'est-à-dire aussi longtemps que
nécessaire pour qu'il ait réparé l'effet de la
perturbation qu'il a causée au moindre atome du monde infini
d'harmonie. Car l'unique décret de karma - décret
éternel et immuable - est l'harmonie absolue dans le monde de
la matière aussi bien que dans celui de l'esprit.
Nous affirmons que la douleur et la souffrance sont les
résultats d'un manque d'harmonie, et que l'unique et terrible
cause qui perturbe l'harmonie est l'égoïsme sous une forme quelconque.
Ainsi, karma fait retomber sur chaque homme les conséquences
réelles de ses propres actions, tout à fait
indépendamment de leur caractère moral. Mais,
puisqu'il reçoit ce qui lui est dû pour tout, il est
évident que karma lui fera expier toutes les souffrances qu'il
aura causées, de même qu'il moissonnera dans la joie, et
la gaieté de coeur, les fruits de tout le bonheur et de toute
l'harmonie qu'il aura contribué à faire
naître.
C'est l'homme qui produit et crée les causes, et la loi
karmique en ajuste les effets, et cet ajustement n'est pas un acte,
mais l'harmonie universelle qui tend toujours à retourner vers
sa condition originelle, et qui, semblable à une branche
courbée avec trop de violence, se redresse avec une force
égale. Si elle casse le bras de celui qui essayait de la
courber en dehors de sa position naturelle, dirons-nous que c'est la
branche qui a cassé ce bras, ou que c'est notre propre folie
qui a été cause du malheur?
Karma n'est pas un être mais une loi, la loi universelle
d'harmonie, qui sans jamais se tromper, rétablit
l'équilibre après toute perturbation.
Karma
ne récompense ni ne punit, c'est nous qui nous
récompensons ou nous punissons, suivant que nous travaillons
ou non avec la Nature, selon ses voies, et de concert avec elle, en
agissant ainsi d'accord avec les lois dont dépend l'harmonie,
ou en les violant.
Il n'y a pas un accident de notre vie, pas une mauvaise
journée, pas un malheur que nous ne puissions imputer à
nos propres actions dans cette vie, ou dans une vie
antérieure.
La loi de karma est inextricablement mêlée à
celle de la réincarnation.. Il n'y a que cette doctrine qui
puisse nous expliquer le problème mystérieux du bien et
du mal, et réconcilier l'homme avec la terrible injustice
apparente de la vie.
L'unité et la causalité universelles, la
solidarité humaine, la loi de karma et la réincarnation
sont les quatre anneaux de la chaîne d'or qui devrait unir
l'humanité en une seule famille, en une seule
Fraternité universelle.
En sociologie, comme dans toutes les branches de la vraie science, se
vérifie la loi de causalité universelle, qui implique
nécessairement, comme une conséquence logique, cette
solidarité humaine sur laquelle insiste tant la
Théosophie. Si l'action d'un seul réagit sur la vie de
tous - et c'est là la véritable idée
scientifique - il s'ensuit que l'on n'atteindra cette réelle
solidarité, qui est à la base même de
l'élévation de la race humaine, que si tous les hommes
deviennent frères et toutes les femmes soeurs, et que si tous
adoptent dans la pratique de leur vie quotidienne un vrai
comportement de frères et soeurs. C'est dans cette action et
cette réciprocité, cette conduite authentique qui
devrait exister entre des frères et des soeurs,
s'efforçant de vivre un pour tous et tous pour un, que se
trouve l'un des principes fondamentaux de la Théosophie que
chaque théosophe devrait se sentir tenu non seulement
d'enseigner, mais de mettre en pratique dans sa vie personnelle.
Opérant sans cesse, karma agit également sur les
planètes, les systèmes planétaires, les races,
les nations, les familles et les individus. C'est la doctrine jumelle
de la réincarnation.
L'individu ne peut pas plus se séparer de la race humaine que
celle-ci de l'individu. La loi de karma s'applique
également à tous, quoique tous ne soient pas
également développés. En contribuant au
développement de ses semblables, le théosophe croit non
seulement les aider à accomplir leur karma, mais, en
même temps, à s'acquitter strictement du sien. Il a
toujours en vue le développement de l'humanité, dont
lui et les autres font partie intégrante. Et il sait, de plus,
que, chaque fois qu'il néglige de répondre aux
injonctions de ce qu'il y a de plus élevé en lui, il
retarde non seulement la marche de son progrès mais celle de
tous les autres. Par ses actions, il a la faculté de
rendre plus pénible, ou plus facile, à
l'humanité l'accession au plan suivant et plus
élevé de l'être.
Il ne faut pas perdre de vue le fait que chaque atome est soumis
à la loi générale qui régit le corps
entier auquel il appartient : ceci nous amène à une
plus large conception de la loi karmique. Ne voyez-vous pas que
l'ensemble amalgamé du karma individuel devient le karma de la
nation à laquelle appartiennent les individus qui la
composent, et qu'en outre la somme totale du karma national forme
celui du monde? Les maux [sociaux] ne sont limités ni
à l'individu, ni même à la nation, ils sont plus
ou moins universels, et c'est en suivant cette large voie de
l'interdépendance des hommes que la loi de karma trouve sa
conclusion légitime et équitable.
Il est hors de question que karma puisse réajuster
l'équilibre des forces dans la vie et le progrès du
monde à moins de disposer de voies d'action larges et
générales.
L'interdépendance des hommes est la cause de ce qu'on appelle
le karma distributif. C'est dans cette loi que se trouve la solution
du grand problème de la souffrance collective et du moyen de
la soulager. C'est d'ailleurs par l'effet d'une loi occulte que nul
homme ne peut s'élever au-dessus de ses imperfections
individuelles sans élever en même temps, si peu soit-il,
l'ensemble dont il est partie intégrante. De même, nul
homme ne peut pécher seul, ni souffrir seul des effets du
péché. En réalité, il n'existe rien de
tel que la "séparativité", mais ce qui approche le plus
cet état égoïste, et que permettent les lois de la
vie, se trouve dans l'intention ou le motif.
Quand chaque individu aura contribué pour sa part au bien
général, en apportant ce qu'il peut d'argent, de
travail, de pensée ennoblissante, alors, et alors seulement,
la balance du karma national
s'équilibrera. Jusque-là, nous n'aurons aucun
droit ni aucune raison de dire qu'il y a plus de vie sur la terre que
la Nature n'en peut contenir. Il incombe aux âmes
héroïques, aux sauveurs de notre race et de notre nation,
de découvrir la cause de cette inégalité de
pression du karma rétributif, et d'équilibrer la
balance des forces par un effort suprême, en sauvant ainsi les
peuples d'un cataclysme moral mille fois plus désastreux, et
mauvais par ses effets durables, que ne le serait une catastrophe
analogue, sur le plan physique, que vous semblez considérer
comme le seul moyen possible de mettre fin à cette
misère accumulée.
ll y a trois sortes de karma :
1) celui
qui n'a pas encore commencé à produire des effets dans
notre vie, d'autres causes karmiques opérant sur nous,
2) le karma que nous sommes maintenant en train de créer ou de
mettre en réserve par nos pensées et nos actions,
3) le karma qui a commencé à produire des
résultats.
Ces trois classes de karma gouvernent les hommes, les animaux, les mondes et les périodes d'évolution.
Les causes karmiques se divisent [également] en trois classes, elles doivent pouvoir agir dans des domaines différents. Elles opèrent sur l'homme dans sa nature mentale et intellectuelle, dans sa nature psychique, dans son corps et dans les événements.
Karma n'affecte jamais la nature spirituelle de l'homme et n'a aucune prise sur elle.
La croyance en karma fournit à l'homme la raison la plus haute d'accepter son sort dans la vie, et elle est pour lui le plus grand encouragement à faire des efforts pour améliorer la renaissance suivante. En effet, cette acceptation et ces efforts n'auraient aucune raison d'être si nous supposions que notre sort n'était pas le résultat de la Loi inéluctable, ou que notre destinée se trouvait en d'autres mains que les nôtres.
Appliquée à la vie morale de l'homme, karma est la loi de causalité éthique, de justice, la cause des naissances et des renaissances, mais également le moyen de se libérer de l'incarnation. Considérée d'un autre point de vue, c'est simplement les effets découlant des causes, action et réaction, l'exact résultat de chaque pensée et de chaque action. C'est l'acte et le résultat de l'acte, car le sens littéral du mot est action.
Nulle part nous ne trouvons de réponse ou de réconfort, sauf dans l'ancienne vérité que chaque homme crée et modèle sa propre destinée, étant le seul qui mette en mouvement les causes de son propre bonheur et de son propre malheur. Dans une vie il sème, dans la suivante il moissonne, et c'est ainsi que la loi de karma le pousse continuellement et éternellement.
Karma n'est pas fatalisme. Tout ce qui a été fait dans un corps antérieur aura des conséquences dont l'Ego [l'homme réel intérieur] jouira ou souffrira dans sa nouvelle incarnation, car ainsi que l'a dit saint Paul : "Mes frères, ne vous abusez point, on ne se joue pas de Dieu, ce que l'homme sème, il le moissonnera". L'effet est dans la cause, et karma en produit la manifestation dans le corps, le cerveau et le mental fournis par la réincarnation.
Aucun acte n'est accompli sans avoir une pensée à sa racine, au moment de son accomplissement, ou comme motif préalable produisant un effet, un résultat dans cette incarnation ou dans la prochaine.
Une fois que nous nous serons
pénétrés de l'idée que le principe de
causalité universelle n'agit pas seulement dans le
présent, mais englobe à la fois le passé, le
présent et l'avenir, chaque action, sur le plan qui est
actuellement le nôtre, trouvera naturellement et
aisément sa vraie place et nous apparaîtra dans son
véritable rapport avec nous-mêmes et avec les autres.
Toute action mesquine et égoïste nous fait
rétrograder, au lieu de nous faire avancer, tandis que toute
pensée noble et tout acte désintéressé
sont autant de degrés franchis dans notre ascension vers les
plans plus élevés et plus glorieux de l'être.
S'il n'y avait que cette vie, elle serait en vérité
pauvre et médiocre sous bien des rapports, mais,
considérée comme une préparation en vue de la
prochaine sphère d'existence, il nous est loisible d'en faire
la porte d'or par où nous pourrons un jour accéder -
non pas seuls, en égoïstes, mais en compagnie de nos
semblables - aux palais qui se trouvent au-delà.
L'essentiel est de détruire la source la plus fertile de tout
crime et de toute immoralité : la croyance que les hommes
peuvent échapper aux conséquences de leurs propres
actions. Qu'ils comprennent une bonne fois la vérité
des lois de karma et de réincarnation, les plus grandes d'entre
toutes les lois, et ils réaliseront en eux-mêmes la
vraie dignité de la nature humaine, et ils se
détourneront du mal en l'évitant comme ils fuiraient un
danger physique.
"Depuis l'Antiquité la plus reculée le genre
humain, pris dans son ensemble, a toujours été
convaincu de l'existence d'une entité spirituelle et
personnelle dans l'homme physique personnel. Cette entité
intérieure était plus ou moins divine suivant son
degré de proximité avec la couronne [le pôle
divin]. Plus cette union était intime, plus la
destinée de l'homme était sereine, et moins les
conditions extérieures étaient dangereuses. Une
telle croyance n'est ni de la bigoterie ni de la superstition, mais
un sentiment instinctif toujours présent de la
proximité d'un autre monde spirituel et invisible, qui, bien
que subjectif pour les sens de l'homme extérieur, est
parfaitement objectif pour l'Ego intérieur. De plus, ces
hommes de l'Antiquité croyaient qu'il y avait des conditions
extérieures et des conditions intérieures qui pouvaient
influencer la détermination de notre volonté sur nos
actions. Ils rejetaient le fatalisme, car le fatalisme
suppose l'action aveugle de quelque pouvoir plus aveugle
encore. Mais ils croyaient à la destinée ou karma que, de sa
naissance à sa mort, tout homme tisse fil par fil autour de
lui-même, ainsi qu'une araignée sa toile, et, pour eux,
cette destinée était guidée par cette
présence que certains appellent l'ange gardien, ou au
contraire, par l'homme intérieur astral qui nous est plus
familier, mais qui n'est que trop souvent le mauvais génie de
l'homme de chair, la personnalité. Ces deux
réalités mènent l'HOMME, mais l'une d'elles doit
nécessairement l'emporter, et dès le commencement
même de la lutte invisible, la loi de compensation et de
rétribution, sévère et implacable, entre en jeu et
accomplit son oeuvre en suivant avec vigilance les
péripéties du combat. Quand le dernier fil est
tissé, et que l'homme paraît comme enveloppé dans
le filet qu'il a lui-même ourdi, il se trouve alors
complètement sous l'empire de cette destinée qu'il a
lui-même créée. Celle-ci
l'immobilise alors comme le coquillage inerte au rocher immuable, ou
l'emporte comme une plume, dans un tourbillon que ses propres actions
ont soulevé. Telle est la destinée de l'HOMME, le
véritable Ego - et non de l'Automate, la coque
vide que l'on prend pour lui. Et il lui appartient de
devenir le vainqueur de la matière.
En
enseignant que la racine de toute la Nature, objective
et subjective, et de tout ce qui peut exister d'autre dans l'univers,
visible et invisible, est, a été, et
sera toujours une essence unique absolue, d'où tout
émane et au sein de laquelle tout retourne... c'est le devoir
de tous les théosophes de contribuer par tous les moyens
pratiques, et dans tous les pays, à répandre une
éducation non sectaire.
En faisant comprendre une bonne fois aux hommes qu'aucun d'eux ne
possède toute la vérité mais
que leurs points de vue se complètent mutuellement, et que
l'on ne peut trouver l'entière vérité que dans
la combinaison de tous ces points de vue, après en avoir
éliminé ce que chacun d'eux avait de faux, alors, la
véritable fraternité en matière de religion sera
établie. Le même raisonnement s'applique au monde
physique.
Le
devoir est ce qui est dû à
l'humanité - à nos semblables, nos voisins, notre
famille - et c'est surtout ce que nous devons à tous ceux qui
sont plus pauvres et plus démunis que nous.
La reconnaissance pour tous, sans distinction de race, de couleur, de
position sociale ou de naissance, de l'égalité de tous
les droits et privilèges... la même justice, la
même bonté, la même considération ou la
même miséricorde que celle dont on souhaiterait
bénéficier soi-même.
Amenons les hommes à sentir et à reconnaître au
fond de leur coeur ce qu'est leur devoir véritable et
réel envers tous, et tous les vieux abus de pouvoir, toutes
les lois iniques en vigueur dans la nation et basées sur
l'égoïsme humain, social ou politique,
disparaîtront du même coup.
Sache que nul effort, fût-ce le plus minime,
dans une bonne ou une mauvaise direction, ne peut s'évanouir
du monde des causes. Même la fumée dispersée
ne reste pas sans traces.
"Une
parole dure proférée dans des vies passées n'est
pas détruite, mais elle revient toujours".
Le
poivrier ne produit jamais de roses, et l'étoile
argentée du jasmin parfumé ne se change pas en
épine ou en chardon.
Tu peux
créer ce "jour" tes chances pour ton "lendemain".
Dans le "Grand Voyage", les causes semées chaque heure portent
chacune sa moisson d'effets, car une Justice rigide gouverne le
Monde. D'un mouvement puissant aux effets infailliblement justes,
elle dispense aux mortels des vies heureuses ou malheureuses,
progéniture karmique de toutes les pensées et actions
de jadis.
O toi au coeur patient, prends donc tout ce que le mérite a en
réserve pour toi. Ne perds pas courage et contentes-toi
du destin. Tel est ton karma, le karma du cycle de tes naissances, la
destinée de ceux qui, dans leur douleur et leur affliction,
sont nés en même temps que toi, se réjouissent et
pleurent de vie en vie, enchaînés à tes actions
précédentes.
Si vous êtes intéressé par l'Ordre des Connaissants, allez sur la page d'accueil et cliquez sur le lien "demande de documentation gratuite" puis remplissez le questionnaire; une documentation gratuite et sans engagement vous sera adressée par la poste. Si vous avez des questions à poser ou un commentaire à faire, adressez un E-mail, il vous sera répondu dans les plus brefs délais, ou bien déposez un message sur le forum.